Corbeil-Essonnes, Ville de Corbeil-Essonnes - 01.60.89.71.79 -, 91
Ville de Corbeil-Essonnes 91
Accueil   



 



 
 



 
    Lettres d'informations
    Menus des cantines
  Votre ville sur Facebook
  Votre ville sur Twitter





 


Accueil | Bien Vivre à Corbeil-Essonnes | Votre journal "Bien Vivre à Corbeil-Essonnes" | 2008 | Vivre à Corbeil-Essonnes - Juin 2008
Vivre à Corbeil-Essonnes - Juin 2008
Histoire : Commémoration du 750ème anniversaire du Traité de Corbeil

Les 14 et 15 mai a été commémoré le

750 ème anniversaire du Traité de

Corbeil conclu entre la France de

Louis IX et l’Aragon de Jacques I er.

Le Traité et son histoire

Le Traité de Corbeil, signé le 11

mai 1258 au prieuré de Saint-

Jean-en-l’Isle, intervint au terme

de plusieurs décennies de

contentieux entre les rois de

France et leurs voisins pyrénéens

à propos de leurs droits respectifs

de souveraineté sur les territoires

du sud de la France.

Sur fond de

révoltes Cathares et d’Inquisition,

Saint-Louis, le roi pacificateur, et

Jacques Ier d’Aragon, dans une

volonté d’apaisement des relations

entre leurs deux pays, souhaitaient

alors le règlement de

cette question territoriale.

Le Traité

de Corbeil est aussi nommé

« Acte de paix ». Selon ses termes,

le roi de France renonce à ses

droits sur les comtés catalans

dont celui de Barcelone.

Le roi

d’Aragon renonce, quant à lui, à

plusieurs territoires dont les

régions de Carcassonne et de

Béziers, le Minervois, l’Albigeois,

le duché de Narbonne, les comtés

de Millau et de Gévaudan,

Nîmes et Toulouse.

Ces renonciations

ont permis d’entériner juridiquement

des situations de fait

déjà bien réelles.

Le Traité est complété par une

convention matrimoniale visant à

sceller les accords territoriaux.

Isabelle d’Aragon est promise à

Philippe, alors le deuxième fils de

Saint-Louis. Lorsque le mariage

est célébré, en 1262, Philippe est

devenu le premier héritier du

trône de France.

Si les renoncements effectués par

le roi de France sont principalement

d’ordre théorique, le Traité

met cependant fin aux ambitions

plus réelles de l’Aragon dans le sud

de la France et fixe durablement

les frontières entre les deux pays.

Un Traité signé à Corbeil

Le choix de Corbeil comme lieu

de signature de ce Traité francoaragonais

repose sur la proximité

alors importante de notre ville

avec le pouvoir royal.

Le comté de Corbeil appartient

alors au domaine royal, et ce

depuis le 12ème siècle. Au cours du

Moyen Âge, il est à plusieurs reprises

donné en douaire à des reines

de France à l’occasion de leur

veuvage.

Ainsi, au décès de son

père, Louis IX l’a-t-il donné à sa

mère Blanche de Castille.

Celle-ci fut une reine-mère très

impliquée dans les affaires de

l’Etat car elle avait non seulement

l’oreille attentive de son fils mais

se vit confier à plusieurs reprises

la régence du royaume, lors de la

minorité de Louis IX puis de sa

participation à la VIIème croisade

entre 1248 et 1254.

Par ses

séjours à Corbeil ainsi que les

nombreuses venues de Louis IX,

la ville était ainsi véritablement

devenue, à l’approche de 1258,

l’un des sièges du pouvoir royal.

Un anniversaire

à commémorer

A l’occasion de cet anniversaire,

des journées d’études se sont

déroulées les 14 et 15 mai derniers,

organisées par la Fédération

des sociétés historiques et

archéologiques d’Ile-de-France, la

Société d’histoire et d’archéologie

de l’Essonne et de l’Hurepoix,

l’Université de Savoie, le Centre

Historique des Archives

Nationales, les Archives de la

Couronne d’Aragon et la ville de

Corbeil-Essonnes.

La première journée s’est

tenue aux Archives Nationales

(Hôtel de Rohan à Paris).

Plusieurs intervenants ont présenté

alors, dans un premier

temps, l’histoire de Corbeil et de

l’Ile-de-France au XIIIème siècle.

Mesdames Cavailler et Bazzoni,

ancienne directrice et directrice

actuelle des Archives départementales

de l’Essonne, ainsi que

Messieurs Brunel et Roger,

conservateurs en chef aux

Archives Nationales, ont ainsi

dressé un portrait d’époque de

notre ville avec une parenthèse

consacrée au prieuré de Saint-

Jean-en-l’Isle et évoqué les sources

archivistiques parvenues

jusqu’à nous.

Dans un second

temps, les débats se sont centrés

sur le Traité de Corbeil lui-même,

sous les regards croisés d’historiens

français, Messieurs

Delaunay et Guilleré, et espagnols.

Cette journée a également

été l’occasion d’admirer les documents

originaux constitutifs du

Traité de Corbeil, conservés aux

Archives Nationales françaises et

aux Archives de la Couronne

d’Aragon qui ont, à cette occasion,

exceptionnellement autorisées

leur exposition.

Au cours de la seconde journée a

été organisée une visite historique

de la ville de Corbeil, menée par

Monsieur Jean-Michel Fritz,

Adjoint au maire chargé de la

Culture, suivie d’un cocktail à l’hôtel

de ville autour d’une exposition

des archives anciennes

conservées aux Archives communales,

relatives à cette période de

l’histoire locale.

(Crédit photo : Service Communication et DR).





VOTRE CINÉMA ARCEL


- La programmation.
- Les tarifs.
- Plan d’accès
- Inscrivez-vous à la newsletter.


LE THÉÂTRE DE CORBEIL-ESSONNES,
la prochaine représentation :


- La programmation.
- Les tarifs.
- Les abonnements.
- Inscrivez-vous à la newsletter.