Corbeil-Essonnes, Ville de Corbeil-Essonnes - 01.60.89.71.79 -, 91
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Accueil | Bien Vivre à Corbeil-Essonnes | Votre journal "Bien Vivre à Corbeil-Essonnes" | 2008 | Vivre à Corbeil-Essonnes - Septembre 2008
Vivre à Corbeil-Essonnes - Septembre 2008
Hommage : Le 25 août 1944, Corbeil et Essonnes étaient libérées

Soixante-quatre ans après

la fin de l’occupation de

l’armée allemande, la ville

de Corbeil-Essonnes a

rendu hommage à ses

libérateurs.

Le lundi 25 août 2008,

la population Corbeil-Essonnoise

et la Municipalité ont célébré le

64ème anniversaire de la libération

de Corbeil et Essonnes.

Après avoir

rendu hommage à Albert Mercier,

un jeune policier tombé sous les

balles allemandes alors qu’il tentait

d’empêcher la destruction du pont

enjambant la Seine, la nombreuse

assistance présente s’est rendue,

en cortège, au monument aux

Morts des allées Aristide-Briand.

En

présence de Michel Auboin,

Secrétaire général de la préfecture

de l’Essonne, et de nombreux

membres du Conseil municipal,

Serge Dassault a évoqué cette

période tragique de notre histoire.

Aux côtés des représentants du

Comité d’Entente des Anciens

Combattants et Victimes de Guerre,

des délégués des organisations

d’Anciens Déportés et Résistants, le

Sénateur-Maire a insisté sur la

nécessité de rappeler le passé et de

penser à toutes les vies sacrifiées.

Voici l’intégralité du discours prononcé

par Serge Dassault, le 25

août 2008.

Allocution de Serge Dassault

Cher amis,

Nous sommes ici réunis, pour

commémorer le 64ème anniversaire,

de la libération de notre

commune, le 25 août 1944.

Le même jour où Paris a été

libérée. Cette cérémonie, pour

un évènement déjà lointain, doit

faire partie de notre mémoire, et

être rappelé sans cesse à nos jeunes,

et aux moins jeunes.

Elle

garde à mes yeux toute sa signification,

car nous ne devons jamais

oublier ce qui s’est passé à ce

moment, capital pour notre histoire.

La liberté et la démocratie nous

semblent naturelles aujourd’hui,

mais songez à ce qui ce serait

passé ici, si les Américains, les

Canadiens, les Anglais avec des

Français, n’avaient pas réussi ce

magnifique exploit, du débarquement

en Normandie le 6 juin, et si

le 26 août la Division Leclerc

n’avait pas libéré Paris.

Il est utile souvent de rappeler le

passé, et de penser à toutes les

vies sacrifiées, pour qu’aujourd’hui,

nous soyons ensemble

pour cette cérémonie du souvenir.

Le 23 août 1944, la 3ème

armée du Général Patton est aux

portes d’Essonnes et de Corbeil.

La confusion règne, la population

est traumatisée, encore sous le

choc des bombardements, de la

gare, 10 jours plus tôt, le dimanche

13 août 44.

De violents bombardements,

qui ont durement

touché notre ville. En tout, 26 victimes

sont à déplorer, dont 6 gardes

de voies civils. En pleine

retraite, les restes de l’armée allemande,

affluent vers Corbeil, pour

passer la Seine.

Le 24 août, les

évènements se précipitent, et les

combats s’intensifient. Après de

durs combats autour de Villabé,

une colonne de la 3ème Armée de

Patton, s’approche de Corbeil.

Les allemands évacuent la rive

gauche, et font sauter le pont vers

18h, et s’installent sur la rivedroite.

Peu après, les premiers

éléments américains, pénètrent à Corbeil par la rue

de Paris.

C’est ainsi qu’Essonnes et la rive gauche,

sont les premiers libérés. Le combat continue, et les

Allemands retranchés, sur la rive droite, tirent sur la

rive gauche.

Les rues Féray, de Seine, ainsi que d’autres perpendiculaires,

à la Seine, essuient un feu dévastateur.

Albert Mercier, jeune gardien de la paix de 18 ans, est

alors foudroyé, par une balle allemande, tirée depuis

l’autre côté de la Seine.

Et c’est le 25 août, qu’une

colonne américaine réussit, à traverser la Seine sur un

pont flottant. Corbeil et Essonnes fêtent enfin leur

libération. Ce 64ème anniversaire est aussi, pour nous

l’occasion de rendre hommage, aux Corbeil-

Essonnois morts pour la France, pour faits de résistance

ou en déportation.

Leur sacrifice rappelle quel

fut le prix à payer, pour ramener la démocratie, et la

liberté sur la terre de France.

Ce devoir de mémoire, est fortement ancré dans

notre culture, il est l’un des fondements de notre civilisation.

Rappelons-nous la mémoire, de Jean-Pierre

Maître-Allain, jeune corbeillois de 22 ans, Lieutenant

FFI, mort dans le maquis de la Creuse en 1943. De

Robert et Claude Caen, ainsi que tous les Corbeillois,

déportés et qui ne revinrent pas.

Une pensée aussi,

pour les trois aviateurs de la Royal Air force, abattus

au-dessus de Corbeil, le 8 juin 1944. Arthur Cole,

Léonard Gold et Terence Newman.

N’oublions pas les Corbeil-Essonnoises, qui s’illustrèrent

dans la résistance, à l’image de Lucienne

Damien et Paulette Lendormy. Je pense aussi aux

102 hommes et femmes, de Corbeil et d’Essonnes,

qui ont donné leur vie, pour sauver l’honneur de la

France, et la libérer.

N’oublions pas, les courageux

corps francs, du réseau « vengeance », qui ont assisté

les alliés, dans leur progression. Les noms de certains

d’entre eux, sont gravés dans nos rues, et sur

nos monuments aux morts… Tels, Albert Mercier,

Robert Spinédi, Jean Bouvet, Maurice Broguet,

Raymond Brunot, Emile-André Saint-Juvin, Michel

Daufeld, Fernand Laguide, Louis Lecouillard et

Georges Le Du.

Leur courage et leur sacrifice, doivent

servir d’exemple, à tous ceux qui n’ont pas connu, les

horreurs de la guerre.

Ce devoir de vigilance, est aussi et surtout celui des

jeunes générations, qui devront le perpétuer.

La violence

n’a jamais rien résolu, et malheureusement, les

agressions raciales ou religieuses, sont toujours vivaces

et même d’actualité. Un drame de l’actualité

récente, vient nous rappeler cruellement, que la

défense de la liberté, et de nos valeurs démocratiques,

reste l’horizon indépassable.

Lundi dernier, 10 soldats français ont été tués, et 21

blessés en Afghanistan, lors d’une embuscade, tendue

par les talibans. Tous appartenaient à la Force

internationale d’assistance à la sécurité, déployée par

l’OTAN depuis 2003, et qui comprend 3000 français.

Aux familles de ces soldats morts, ou grièvement

blessés, pour assurer notre sécurité, et défendre nos

valeurs fondamentales, je tiens à exprimer, notre total

soutien, et nos condoléances les plus sincères.

Je vous propose de faire, une minute de silence, à la

mémoire et en hommage, à ses hommes souvent

très jeunes, qui ont consenti à l’ultime sacrifice, par

sens du devoir, et amour de notre patrie.

Merci à

vous tous de votre présence, et du devoir de

mémoire qui vous anime.

(Crédit photo : Service Communication).





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