Corbeil-Essonnes, Ville de Corbeil-Essonnes - 01.60.89.71.79 -, 91
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Vivre à Corbeil-Essonnes - Décembre 2008
Corbeil-Essonnes d’hier et d’aujourd’hui

Chaque mois, Corbeil-Essonnes d’hier et d’aujourd’hui vous permet de découvrir la

métamorphose d’une commune au riche passé à l’aide de documents anciens comparés

à des photographies prises de nos jours.

L’église Notre-Dame de Corbeil

Hier

Edifiée sous Philippe 1er

Edifiée vers 1100 sous le règne de Philippe 1er (1060-

1108), la collégiale Notre-Dame était considérée

comme la plus belle église de Corbeil. Elle avait à sa tête, en

1125, un abbé et douze chanoines. En 1286, la reine

Marguerite, veuve de Saint-Louis, a fondé une chapelle dans

cet édifice pour que l’on puisse prier pour le repos de l’âme

de son défunt époux et celle de son fils, Philippe III le Hardi

(1270-1285). Les reliques de Saint-Yon, tout comme celles

de Saint-Can, ont été conservées dans ce lieu de culte. En

1479, une nouvelle châsse en l’honneur de Saint-Yon a été

construite à la demande des chanoines.

Elle a été bénie le

24 mai de cette même année par Louis de Beaumont, évêque

de Paris. Considérée comme la succursale de Saint-

Etienne d’Essonnes, Notre-Dame de Corbeil a

perdu, en 1601, son chapitre canonial transféré

à Saint-Spire. En perdant également son

titre abbatial, l’édifice religieux est devenu

paroissial pour remplacer l’église Saint-Nicolas

détruite en 1562.

Pendant la révolution,

l’église Notre-Dame aurait servi de salle de

danse. Un poste de police y aurait même été

installé. Désaffecté en 1793, le monument

devait par la suite servir de grenier à fourrage

et de dépôt de bois.


Aujourd’hui

Une église totalement détruite

atant du XIème siècle, les superbes statues en

forme de colonnes qui ornaient la collégiale ont

été détruites en 1794. Deux d’entre elles ont toutefois

été sauvées pour être conservées au musée du

Louvre. En 1804, un décret de l’empereur Napoléon

signé à Boulogne a reversé ce qui restait de Notre-

Dame dans le domaine public. Le 24 août 1818, les

marguilliers, ces personnes chargées de la garde et de

l’entretien du lieu de culte délabré, ont décidé de le vendre.

L’adjudication s’est déroulée le 18 novembre

1819, une ordonnance royale autorisant la vente. Un

texte daté de mai 1823 atteste que l’église était alors

pratiquement détruite. Le plus gros de la destruction

aurait eu lieu en 1820. Seules, quelques colonnes et

autres arcades issues d’une travée de la nef, quelques

chapiteaux et certaines parties du tympan ont résisté

avant d’être achetés par le comte de Goutaut-Biron.

Toutes ces pièces sont toujours exposées dans le

parc du château de Montgermont, propriété située

près de Ponthierry (Seine-et-Marne). Après la démolition

des restes de l’église Notre-Dame, une impasse

a été créée dans l’axe de l’édifice religieux qui a,

aujourd’hui, totalement disparu.

(Crédit photos : DR).





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