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Vivre à Corbeil-Essonnes - Juin 2009
Hommage : 64ème anniversaire de l’armistice

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitulait après une guerre interminable qui s’est soldée par 50 millions de morts. Soixante-quatre ans après, la population et les élus se souviennent.

Le vendredi 8 mai, les Corbeil-Essonnois et la municipalité ont participé à la 64ème commémoration de l’armistice de 1945. Entouré de nombreux élus locaux et départementaux, des représentants des associations d’anciens combattants, victimes de guerre et déportés, Serge Dassault a rendu un vibrant hommage à toutes celles et ceux qui ont payé de leur vie les multiples atrocités du Nazisme.

En présence de Michel Auboin, Secrétaire général de la Préfecture, aux côtés des enfants des écoles, le Sénateur-Maire a évoqué un interminable conflit.

"Il y a soixante-quatre ans, déjà, la plus grande tragédie de l’histoire humaine prenait fin sur un bilan sans précédent  : plus de 50 millions de morts, hommes et femmes de tous les continents, Américains, Canadiens, Anglais, Français, Allemands, Polonais, Russes, Japonais ou Chinois, qu’ils soient combattants, résistants, civils ou juifs. Les plus touchés furent les Russes, avec 21 millions de morts, puis l’Allemagne avec 7 millions, et la Pologne avec 5,8 millions.

Ils furent sacrifiés au nom des rêves de conquêtes d’un fou, au nom d’une idéologie raciste qui méprisait les autres, les réalités humaines les plus sacrées, comme la fraternité n’existait pas.

Le 8 mai 1945, une interminable guerre s’achève, laissant une Europe ravagée, exsangue, meurtrie au plus profond d’elle-même par tant de destructions, de décès, et tout cela pour rien parce qu’après, chaque pays a gardé ses frontières.

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition, emportée sur tous les fronts par une débâcle générale de ses armées pourtant encore puissantes. Mais personne ne savait que les usines allemandes préparaient déjà de nouvelles générations d’armements qui heureusement n’arrivèrent pas à temps.

Tout y était : Les avions à réaction équipés de missiles air-air qui auraient fait une hécatombe, des bombardiers américains, des missiles balistiques dont la portée augmentait sans cesse, Londres s’en souvient encore. Sans compter la bombe atomique qui se préparait déjà. A quelques mois près seulement, tout aurait pu basculer dans l’autre sens et nous ne serions pas là.

Grâce au Général de Gaulle qui se battait depuis mai 40 pour redonner à la France sa place dans le combat, et dont Roosevelt ne voulait pas, l’union des forces françaises libres, avec les combattants de la résistance, ont permis à notre pays de participer activement à notre libération, avec les troupes alliées.

N’oublions pas, que c’est le Général Leclerc qui libéra Paris, alerté par la résistance Parisienne, alors que le plan des alliés, envisageait d’abord un encerclement.

Quelle joie pour les Parisiens, de voir tout d’un coup débarquer, les chars de la 2ème division blindée à Paris et permettez- moi de vous dire, que je n’oublierai jamais ce jour, où je vis les premiers chars arriver par l’avenue Mozart.

Tout le monde hurlait de joie. J’avais 19 ans. Qu’elle était belle cette journée où tous les Parisiens s’embrassaient, libres, heureux de descendre ensemble les Champs-Elysées, guidés par le Général de Gaulle, venu restaurer l’autorité de l’Etat, et l’indépendance de la France.

Il n’y avait plus de communistes, de socialistes, de radicaux de gauche ni de droite. Il n’y avait plus de juifs, de catholiques, de musulmans.

Il n’y avait que des Français et des Françaises, heureux d’être libres et de vivre ensemble. Que tout cela est loin aujourd’hui. Finis, les bombardements, les sirènes, les descentes dans les caves. Finie, la peur des arrestations.

Finies les dénonciations, les déportations. En ce jour anniversaire de l’armistice, souvenons-nous du sacrifice, des femmes et des hommes, parmi lesquels des Corbeil-Essonnois, qui se sont battus et ont donné leur vie, pour que nous puissions aujourd’hui vivre libre !

La fierté d’avoir participé à la victoire. Cette fierté d’être redevenu Français, nous le devions avant tout à la volonté d’un homme d’exception, le Général deLeclerc qui libéra Paris, alerté par la résistance Parisienne, alors que le plan des alliés, envisageait d’abord un encerclement.

Quelle joie pour les Parisiens, de voir tout d’un coup débarquer, les chars de la 2ème division blindée à Paris et permettez- moi de vous dire, que je n’oublierai jamais ce jour, où je vis les premiers chars arriver par l’avenue Mozart.

Tout le monde hurlait de joie. J’avais 19 ans. Qu’elle était belle cette journée où tous les Parisiens s’embrassaient, libres, heureux de descendre ensemble les Champs-Elysées, guidés par le Général de Gaulle, venu restaurer l’autorité de l’Etat, et l’indépendance de la France.

Il n’y avait plus de communistes, de socialistes, de radicaux de gauche ni de droite. Il n’y avait plus de juifs, de catholiques, de musulmans. Il n’y avait que des Français et des Françaises, heureux d’être libres et de vivre ensemble. Que tout cela est loin aujourd’hui. Finis, les bombardements, les sirènes, les descentes dans les caves. Finie, la peur des arrestations. Finies les dénonciations, les déportations.

En ce jour anniversaire de l’armistice, souvenons-nous du sacrifice, des femmes et des hommes, parmi lesquels des Corbeil-Essonnois, qui se sont battus et ont donné leur vie, pour que nous puissions aujourd’hui vivre libre ! La fierté d’avoir participé à la victoire.

Cette fierté d’être redevenu Français, nous le devions avant tout à la volonté d’un homme d’exception, le Général de Gaulle, qui jamais ne douta de la victoire même dans les moments les plus difficiles. C’est un devoir pour nous d’entretenir la mémoire de ces évènements, auprès de nos enfants.

Malgré les années qui passent, les témoins qui disparaissent, nous devons nous souvenir des épreuves de la France occupée pendant 4 ans, de son humiliation, des résistants, des déportés. Nous célébrons aujourd’hui, la grandeur de tous ceux, qui résistèrent et donnèrent leur vie, pour notre liberté, de tous ceux qui furent fusillés, déportés, torturés, pour libérer la France.

N’oublions pas non plus, la dette imprescriptible, que nous avons contractée envers ceux, qui à nos côtés, participèrent à la libération de la France : Envers les Anglais d’abord, qui surent faire front, aux bombardements des avions et des missiles, déjà, et aux menaces de débarquement.

Envers les Américains, qui réussirent ce magnifique exploit de débarquement en Normandie avec des moyens énormes, qu’ils surent aligner, comme un pont artificiel. Envers les troupes russes, qui résistèrent à Stalingrad, et affaiblirent l’armée allemande.

Envers nos troupes d’Afrique, qui participèrent à toutes les batailles, de libération de la France par le sud. Cette cérémonie du 8 mai 1945, c’est la nécessaire leçon d’histoire du 20ème siècle pour rappeler à nos enfants que les semeurs de haine, les chantres du racisme, les prophètes de la violence ont failli détruire l’Europe.

Mais, ils n’ont pas tous disparu, hélas, le 8 mai 1945. Car partout dans le monde, on voit de nouveau, de multiples foyers de luttes fratricides, voire de génocides se multiplier, toujours pour des raisons raciales ou religieuses.

Ce fléau permanentde l’humanité réapparait sans cesse, et partout, dans le monde. En Afrique où peu de pays sont épargnés, et où les luttes fratricides se multiplient. En Irak où sévissent les attentats suicides, qui tuent pour rien. En Afghanistan avec les Talibans qui veulent prendre le pouvoir. A Ceylan où les Tamouls sont exterminés.

La fraternité humaine, universelle, n’existe malheureusement pas dans le monde. Seule la France peut être considérée comme un modèle de diversité et de fraternité. Heureusement que l’Europe, grâce, toujours à De Gaulle et Adenauer, a su réconcilier à jamais la France et l’Allemagne.

Grâce à cette Europe, encore bien imparfaite, où nous vivons en paix, depuis 64 ans, après tant de guerres. Notre devoir est de défendre nos valeurs démocratiques, de fraternité, de tolérance, de considération. Tous les hommes sont frères, au lieu de s’entretuer, ils feraient mieux de coopérer ensemble pour permettre à tous les hommes d’avoir une vie normale.

On en est loin, malheureusement, sur cette terre instable, où la vie miraculeusement a pu se développer pendant des millions d’années dans des conditions exceptionnelles, et dues au plus grand des hasards de l’astronomie.

Nous sommes tous à la merci de catastrophes naturelles, tremblements de terre, inondations, tsunamis, épidémies, cyclones, sécheresses, incendies etc. Il y a beaucoup d’occasion de mourir par des causes naturelles, alors n’en créons pas d’autres, en nous combattant et en se tuant les uns les autres. La sagesse est-elle de ce monde ? On peut en douter malheureusement.

Alors, aujourd’hui, dans ce moment exceptionnel, pensons tous à la fraternité, oublions tout ce qui peut nous diviser, et ne pensons qu’à nous unir, pour réussir, tous ensemble, à résoudre nos problèmes, au lieu de nous diviser sans cesse, et ne rien résoudre. Voilà ce que je voulais vous dire, aujourd’hui en cet anniversaire. “

(Crédit photos : DR).





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