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2010
Exposition de Nadine Arazi (peintures), du 9 septembre au 3 octobre 2010

La galerie d’art municipale est heureuse de débuter cette saison 201-2011 par l’exposition de Nadine Arazi, du 9 septembre au 3 octobre 2010.
Informations pratiques sur la Galerie d’art

Peintre autodidacte, elle travaille à Nogent-sur-Marne et expose en région parisienne depuis une dizaine d’années. En 2004, lors de sa participation au Salon des Artistes français, l’Académie des Beaux-arts lui décerne le prix Colmont pour son oeuvre "Optimiste".

Pour entrer plus directement dans son oeuvre, vous pourrez lire ci-dessous une interview réalisée quelques jours avant l’inauguration de son exposition...



INTERVIEW DE NADINE ARAZI

Service Communication - Votre peinture a souvent été qualifiée à la fois de figurative, abstraite, géométrique et lyrique. Comment peut-elle synthétiser des expressions plastiques si différentes ?
Nadine Arazi – Ce sont effectivement des qualificatifs formulés par le public mais qui ne correspondent pas toujours à la manière dont je pourrais moi-même qualifier ma peinture. D‘ailleurs, je n’arrive pas non plus à la définir précisément car je ne me rattache à aucun courant, à aucune tendance actuelle. Je dirais plutôt que je me positionne entre la peinture et le graphisme.

SC – On ressent dans votre œuvre un certain goût pour les éléments naturels, comme le végétal, le minéral, mais aussi peut-être un engouement pour les éléments biologiques comme l’atome, le système nerveux, le réseau sanguin…
NA – Je ne m’inspire pas vraiment de la recherche scientifique, bien que je m’y intéresse, car je suis assez éloignée de ce domaine de compétences .Malgré tout, les formes que je crée existent dans mes tableaux afin d’exprimer la vie. D’apparences décoratives, on peut y chercher, si on en a le désir et l’envie, une réflexion plus profonde. Par exemple, dans ma série intitulée « Arbres atomiques », j’ai voulu montrer un système dans lequel nous vivons et où souvent nous nous enfermons, où nous pouvons nous détruire nous-mêmes, comme un cocon prêt à imploser. Parfois, le public a considéré mes Arbres atomiques comme de simples arbres de vie, y voyant peut-être une dimension poétique plus positive et rassurante.

SC – Dans quel état d’esprit travaillez-vous au moment de la genèse d’une œuvre ?
NA – Je pars souvent de croquis dessinés spontanément puis je tente de trouver une cohérence entre tous ces dessins, sachant qu’ils naissent tous de ma réflexion sur la communication, le lien, l’être humain.

SC – Avez-vous pensé par exemple à une des caractéristiques de notre société actuelle, à savoir la multiplication des réseaux numériques et des moyens de communication qui semblent se substituer peu à peu aux liens naturels et physiques entre les personnes ?
NA – Je ne cherche pas, à travers mes tableaux, à donner de conseils ou à critiquer ces tendances actuelles. Cependant il est vrai que les gens utilisent de plus en plus Internet, les téléphones mobiles, les webcams, etc. Ils pensent que ces outils leur permettent de communiquer avec le monde entier mais ils ne prennent pas le temps de parler simplement avec leurs voisins !

SC – A propos de vos tableaux parsemés d’étoiles, pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
NA – C’est une série récente. Habituellement, je peins des formes rondes (…) ; là j’ai plutôt eu envie d’utiliser des formes plus acérées, plus agressives comme les étoiles. Malgré cette différence de forme, l’idée d’un espace bien rempli et délimité (choisi ou subi) demeure, reposant sur une certaine phobie du vide, où l’homme doit trouver sa place. Le public y retrouve également un élément essentiel de ma peinture et qui doit certainement à ma formation de musicienne : le rythme.

SC – A travers ces recherches de formes et de couleurs, tentez-vous de définir la place que l’homme (microcosme) souhaite se trouver dans l’univers (macrocosme) ?
NA – Oui, en quelque sorte. Un artiste cherche toujours à transmettre ses idées par un langage universel, pour que chacun puisse y trouver sa part de vérité sur le monde. En tant qu’artiste, je me sens tout à fait minuscule (…) face aux questions que nous pose l’univers chaque jour. Mais parfois (rarement !), je trouve quelques réponses et cela me permet d’avancer.

SC – A propos de votre technique, vous utilisez essentiellement l’acrylique sur toile ou sur papier : pourquoi ce choix ? Utilisez-vous d’autres techniques picturales ?
NA – Au départ j’utilisais l’huile puis j’ai vite adopté l’acrylique car c’est une matière qui sèche vite, facile à utiliser et surtout qui donne un aspect très mat à mes œuvres. J’aime cet effet parce que la matité donne une certaine profondeur à mes compositions en deux dimensions. Autrement, j’utilise souvent des crayons, des feutres sur papier. En ce qui concerne les couleurs, je les choisis de manière instinctive, elles se positionnent souvent par rapport à un fond gris neutre, pour les mettre en valeur et jouer sur cet effet de profondeur ou bien pour en atténuer la violence.

SC- Où avez-vous eu l’occasion d’exposer ces dernières années ?
NA – J’ai surtout exposé mes œuvres dans quelques galeries et des salons d’art parisiens, comme par exemple Art en Capital au Grand Palais. Ce salon annuel regroupe d’anciens salons historiques, comme le Salon des Artistes français, le Salon Comparaisons ou celui du Dessin et de la peinture à l’eau entre autres, permettant ainsi à de nombreux artistes d’exposer en dehors du circuit habituel des galeries. J’ai également exposé dans des lieux insolites comme des restaurants ou des ateliers d’artistes.

SC – Comment envisagez-vous votre actuelle exposition à Corbeil-Essonnes ?
NA – C’est la première fois que j’expose à Corbeil-Essonnes. Je suis curieuse de rencontrer le public et de leur faire découvrir ma peinture. Même pour les plus amateurs, ma peinture est accessible à tous, chacun peut y trouver un sens en fonction de son vécu, de sa sensibilité.

Propos recueillis par Sandrine Cormault, du service Communication de la mairie de Corbeil-Essonnes, au moment de l’accrochage de l’exposition, à la Galerie d’art, septembre 2010



Illustrations :
Portrait de l’artiste, devant son oeuvre Autarcie 1, septembre 2010.
(Droits réservés : service Communication, mairie de Corbeil-Essonnes)

Peintures : © Nadine Arazi, tous droits réservés
Autarcie 1, 2008. Acrylique sur toile, 120 x 120 cm
Etoiles jaunes 4, 2005. Acrylique sur toile, 130 x 97 cm
Arbre atomique 11, 2009. Acrylique sur toile, 97 x 130 cm
Groupe 3, 2007. Acrylique sur toile, 97 x 130 cm
Pic et Pic..., 2005. Acrylique sur toile, 120 x 120 cm

+ d’informations sur la programmation de la saison 2010-2011 de la Galerie d’art





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