Corbeil-Essonnes, Ville de Corbeil-Essonnes - 01.60.89.71.79 -, 91
Ville de Corbeil-Essonnes 91
Accueil   



 



 
 



 
    Lettres d'informations
    Menus des cantines
  Votre ville sur Facebook
  Votre ville sur Twitter





 


Accueil | Votre Mairie | Territoire durable | Les évènements de l’Agenda 21 à Corbeil-Essonnes | Les événements de l’Agenda 21 en 2013
Les événements de l’Agenda 21 en 2013
Retour sur la soirée de sensibilisation du public sur le plan climatique énergie territoire de l’agglomération Seine-Essonne mardi 12 novembre 2013



Conférence de Jean Jouzel "Changement climatique : effets, conséquences, impacts" avec en première partie le film sur le combat d’Al Gore : "Une vérité qui dérange".

La communauté d’agglomération présidée par Jean-Pierre Bechter, s’est engagée en début d’année dans la réalisation de son Plan climat énergie territorial ou PCET.

Au-delà d’une obligation règlementaire issue des lois Grenelle, il s’agit avant tout d’un acte politique majeur dans la droite ligne des différents engagements, tant de la ville que de l’agglomération, en faveur du développement durable.

Corbeil-Essonnes va prochainement voter son Plan d’actions aussi dénommé Agenda 21, dont l’élaboration a été décidée à l’unanimité du conseil municipal du 12 décembre 2011, et l’agglomération Seine-Essonne a décidé le 9 juillet dernier d’élaborer à son tour son Agenda 21 territorial.

Le développement durable est plus qu’une nécessité, une révolution. Afin que chacun puisse mesurer les enjeux auxquels nous devons collectivement répondre et particulièrement l’enjeu climatique, l’agglomération a décidé de sensibiliser largement le public sur cette question.

C’est pourquoi, Jean Jouzel, co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007, a été invité le 12 novembre 2013 à tenir une conférence sur le changement climatique, à l’issue de laquelle chacun a pu lui poser ses questions.


PDF - 2 Mo
Présentation de Jean Jouzel



Afin d’introduire cette conférence, le film « Une vérité qui dérange » sur le combat contre les effets du changement climatique d’Al Gore, co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007, a été diffusé.

Biographie rapide de Jean Jouzel : Directeur de Recherches au CEA, Jean Jouzel a fait dans cet organisme l’essentiel de sa carrière scientifique largement consacrée à la reconstitution des climats du passé à partir de l’étude des glaces de l’Antarctique et du Groenland.

De 2001 à 2008, il a été Directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) qui regroupe six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les recherches sur l’environnement global.

Il a participé au titre d’auteur principal aux deuxième et troisième rapports du GIEC dont, depuis 2001, il est membre du bureau et vice-président du groupe de travail scientifique. A ce titre, il a supervisé le premier volume du cinquième rapport du GIEC publié en septembre dernier.

Il est actuellement président du Haut Conseil de la Science et de la Technologie (HCST) et membre du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Il s’est impliqué dans le Grenelle de l’Environnement et plus récemment dans le débat national sur la transition énergétique.

Il est auteur de plus de plus de 400 publications dont environ 250 dans des revues internationales à comité de lecture. Ses travaux ont été récompensés par des prix et distinctions, dont les médailles Milankovitch et Revelle, décernées respectivement par la Sociétés Européenne et Américaine de Géophysique. Conjointement avec Claude Lorius, il a en 2002, reçu la Médaille d’or du CNRS. En 2012, il a reçu le Prix de la Fondation Albert II de Monaco et le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de l’Univers ».

Il partage le Prix Nobel de la Paix 2007, attribué au GIEC, avec Al GORE.

La conférence : Mythe, chimère ou légende.

Fruit empoisonné de la révolution industrielle et donc de la démesure inconséquente de l’Homme asservissant la nature pour la modeler et l’exploiter selon ses besoins égoïstes,

Ou conséquence des fluctuations climatiques cycliques qu’a connues notre monde au gré de l’évolution, depuis son apparition,

Réalité conceptuelle prospective à l’échéance du siècle, résultat des calculs en téraflops des plus grands supercalculateurs de la planète dont les conséquences ne concerneraient que nos descendants, et dès lors nous pourrions nous en laver les mains …,

Ou réalité déjà perceptible dans notre quotidien du fait  :
-  des conditions météorologiques extrêmes dont l’amplitude et la fréquence ne cessent de croître depuis ces 20 dernières années jusqu’à « Haiyan », le super typhon qui vient de s’abattre sur les Philippines faisant plus de 10 000 morts, 330 000 personnes déplacées et 4,3 millions de personnes touchées,
-  de l’observation de l’extinction massive d’espèces animales et végétales, sur terre et dans la mer, qui fait annoncer par les plus grands naturalistes la 6ème extinction massive depuis celle des dinosaures,
-  de la migration en altitude de toutes les espèces alpines et montagnardes en général (végétales/animales) avec leur écosystème (jusqu’à escalader l’air ?),
-  de la constatation de la fonte massive des glaces en un laps de temps extrêmement court, transformant la banquise et les glaciers en peau de chagrin, menaçant la plus grande réserve d’eau douce du monde, le plateau tibétain, qui est aussi la source de sept fleuves asiatiques majeurs alimentant en eau potable plus d’1,3 milliards d’êtres humains (l’Indus, le Fleuve Jaune, le Yangzi, le Mékong, le Salween, le Sutlej et le Brahmapoutre) et qui demain pourraient se tarir,
-  de la montée régulière et continue des isothermes en latitude faisant surgir des risques sanitaires inconnues des populations avec l’arrivée devenu possible de leurs vecteurs comme pour le paludisme ou d’autres maladies tropicales, ou encore faisant se transformer le paysage comme avec la montée du pin méditerranéen à des latitudes inhabituelles,
-  de l’impact mondial sur les vignobles qui, si cet art millénaire ne s’adaptait pas en anticipant dès maintenant ses conséquences, verrait disparaître rapidement leurs capacités productives,
-  de la mesure de la montée constante des eaux qui menacent déjà certaines îles et archipels de l’Océan indien et de l’Océan Pacifique, comme les Vanuatu, les Seychelles ou Maurice, …, entraînant à terme plus ou moins bref, un exode massif de réfugiés climatiques avec la cohorte de contraintes non désirées qu’il entraînera,
-  de la disparition possible du Gulf Stream, ce courant circulaire autour de l’Océan Atlantique dont le ralentissement est déjà perceptible, entraînant une modification radicale du climat sous nos latitudes en climat continental avec pour conséquence pour un pays comme la France, à la latitude de Vancouver, de un à trois mois par an à - 40°C,
-  de la fonte du permafrost qui commence à être observée, cette couche de terre gelée aux latitudes arctiques, entraînant une libération massive des hydrates de méthane qui y sont piégés, le méthane étant un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2, …

De tout ces possibles, qu’est réellement le changement climatique.

Tout d’abord, est-il réel ?

Est-ce un phénomène naturel, cyclique à l’échelle du temps géologique ?

Résulte-t-il de l’action humaine ?

Sommes-nous sortis de la période interglaciaire de l’Holocène pour entrer dans la période Anthropocène, nouvelle division de l’ère quaternaire, depuis le milieu du XVIIIème siècle comme la Royal Society, sommité en matière de définition des ères géologiques, l’a annoncé en février dernier ?

Ce qui revient à dire qu’il ne s’agit pas d’une crise passagère, qu’on peut oublier entre deux Sommets de la Terre au nom de la sacro-sainte croissance, mais d’une révolution géologique d’origine humaine : les humains pèsent sur le devenir géologique de la planète, tandis que les limites et les processus globaux de la Terre ont fait irruption sur la scène politique, dans nos vies quotidiennes, dans nos corps. Ce télescopage est sidérant.

Qu’y pouvons-nous ?

Faudrait-il que les collectivités territoriales de l’agglomération et l’agglomération elle-même adoptent « la Feuille de Route Climat des Gouvernements Locaux », dont la compétence et la responsabilité ont été reconnues à la Conférence sur le climat de Cancun 2010, feuille de route adopté à Nantes le 28 septembre 2013 ?


PDF - 1.1 Mo
Feuille de route climat des gouvernements locaux Nantes



Qu’énonce le 5ème rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont le volume I vient d’être publié ?

Jean Jouzel, grâce à l’actualité de sa conférence nous a éclairé sur ces questions complexes, sensibles, stratégiques et si intimes.

Un grand merci à la centaine de personnes qui ont accepté de participer à cette soirée d’information et de sensibilisation sur le

Changement climatique !





VOTRE CINÉMA ARCEL


- La programmation.
- Les tarifs.
- Plan d’accès
- Inscrivez-vous à la newsletter.


LE THÉÂTRE DE CORBEIL-ESSONNES,
la prochaine représentation :


- La programmation.
- Les tarifs.
- Les abonnements.
- Inscrivez-vous à la newsletter.