Actualité : Apprentissage
Priorité à l’apprentissage avec les entreprises  

Conviés par Serge Dassault, chefs d’entreprises, artisans et commerçants ont participé à un débat sur l’apprentissage organisé au Théâtre.


  

L’apprentissage des jeunes a fait l’objet, le lundi 11 décembre, d’un passionnant débat qui s’est déroulé au Théâtre de Corbeil-Essonnes. En présence de responsables d’entreprises, d’artisans et de commerçants originaires de la commune, Serge Dassault a rappelé la nécessité absolue d’offrir des formations professionnelles adaptées à tous les jeunes ne souhaitant pas poursuivre de longues études traditionnelles.

Les personnalités pour l’apprentissage autour de Serge Dassault
(Photo : Antonio Valente)

Aux côtés de Gérard Huot, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne, président de la faculté des métiers d’Evry-Corbeil, le Sénateur-Maire a voulu mobiliser toutes les entreprises locales. « Vous avez un rôle important à jouer pour la formation des jeunes », a-t-il insisté. « Il s’agit pour vous tous d’avoir une attitude citoy e n n e pour assurer leur avenir en leur proposant une alternance dans votre entreprise ! » En 2006, la part de l’apprentissage dans les entreprises de plus de 100 salariés était de 1 %.
L’objectif pour 2008 est de doubler ce pourcentage. «  Pour cela, et depuis des années, je propose d’orienter les jeunes vers l’apprentissage dès l’âge de 14 ans, et ceci après un examen qui ferait le point, à la sortie de la 5ème, sur les connaissances acquises et sur les motivations de chacun ! »

Trop de jeunes sans formation chaque année
En dressant un constat guère encourageant, Serge Dassault a rappelé que chaque année, 60.000 jeunes âgés de 16 ans sortent du collège sans aucune formation professionnelle. «  Ce sont les résultats d’un collège unique qui montre de plus en plus ses limites et son inadaptation aux besoins actuels ! » Selon lui, trop d’élèves ne s’intéressent pas à ce qu’on leur enseigne dans les collèges. « Non parce qu’ils sont moins doués ou intelligents que les autres, mais parce qu’ils n’ont pas le goût des enseignements généraux ou théoriques. Ils préfèrent des formations concrètes avec l’apprentissage de métiers qualifiés  », considèrent-il.

Aussi, le Sénateur-Maire se bat pour un apprentissage possible dès l’âge de 14 ans. Il souhaite également que l’obligation scolaire soit portée de 16 à 18 ans. « Avec une telle mesure, les jeunes ne sortiraient pas du collège sans aucune formation. Ils ne seraient ainsi pas livrés à eux-mêmes pour devenir presque naturellement des délinquants parce qu’ils n’ont rien à faire, parce qu’ils sont mineurs et parce qu’ils sont entraînés par les plus grands ! » Serge Dassault a confirmé que la formation de ces jeunes à l’apprentissage était une nécessité économique absolue, mais également un moyen efficace d’assurer la sécurité dans les quartiers.
« Si il y avait moins de jeunes au chômage, il y aurait moins d’agression et de rancoeur ! » ■