Prévention de la délinquance : Placer les victimes au centre du dispositif, densifier les moyens engagés  

Le Contrat Opérationnel de Prévention et de Sécurité a permis une baisse de 20 % de la délinquance générale dans notre ville.


  

Réunis en mairie le 2 juillet 2007, tous les acteurs concernés par le Contrat Opérationnel de Prévention et de Sécurité ont examiné les solutions à apporter pour réduire encore l’insécurité dans la commune. Chacun a confirmé sa volonté de mener à bien les différents objectifs listés dans le COPS.

En matière de délinquance, tous sont d’accord pour considérer qu’il convient ainsi de placer les victimes au centre du dispositif tout en densifiant considérablement les moyens engagés.

Il est impératif de lutter efficacement contre l’économie parallèle issue de tous les trafics en impliquant l’ensemble des services au travers du Groupe d’Intervention Régional (GIR).

Associer plus encore les bailleurs

Il est nécessaire de faire connaître dans les quartiers les résultats obtenus. Il s’agit aussi de conforter la mise en réseau des moyens humains engagés sur l’ensemble des champs de la prévention, de la dissuasion et de la sanction-réparation.

Il convient de mettre en place une réponse personnalisée et concertée aux problèmes rencontrés par les familles et les mineurs en instituant un suivi individualisé dans les groupes territoriaux et en menant diverses actions dans le cadre de la cellule de veille éducative.

Il s’agit, surtout, de les réorienter et de les former pour qu’ils puissent trouver du travail. Il faut évidemment associer plus encore les bailleurs, mais aussi les Chambres de métiers et l’Education nationale en recherchant des solutions concrètes et en mettant au point des procédures communes concernant le recueil d’informations, les signalements et les actions à mener.

Le tissu associatif doit se mobiliser

L’implication dans les groupes territoriaux des acteurs locaux ayant des contacts avec les mineurs et les jeunes majeurs est indispensable. Les structures associatives, le monde socio-éducatif, les associations sportives doivent se mobiliser, notamment avec l’Education Nationale et les CFA en cas de rupture scolaire, en liaison avec la cellule de Veille Educative.

Il faut développer la sécurité dans et aux abords des établissements scolaires avec la mise en place de dispositifs de prévention, d’aménagements routiers, et une présence policière visible. La démarche de sécurité entreprise dans les transports en commun, particulièrement avec les sociétés de transport et dans les gares SNCF, doit être consolidée.

Complémentarité des services de police

Pour réduire le sentiment d’insécurité, il faut rendre plus sûrs tous les quartiers. Sont concernés, les transports, les établissements scolaires et les espaces urbains. Cela passe par une meilleure coordination entre tous les acteurs intervenant sur la voie publique, l’institution de protocoles d’intervention et l’échange d’informations.

Le renforcement de la complémentarité des polices nationale et municipale est essentiel pour réduire la délinquance. La convention de coordination passée entre les deux services a d’ailleurs été réactualisée pour permettre, outre l’échange d’informations, une meilleure efficacité sur le terrain.